Judith Perrignon est journaliste et écrivaine. Elle s’est fait connaitre en particulier par son activité de biographe ; elle a été la plume de l’artiste Gérard Garouste pour L’Intranquille, de la réalisatrice et scénariste Marceline Loridan-Evens, Et tu n’es pas revenu, et récemment de Gisèle Pélicot pour Et la joie de vivre. Invitée avec cette dernière à La Grande librairie, elles ont livré quelques clés qui sont essentielles dans la relation biographe-biographié(e) et sur lesquelles j’insiste dans les formations que j’anime.
Tout d’abord, la relation de confiance qui s’est construite très vite grâce à la régularité de leurs échanges, de l’écoute et de l’empathie dont a fait preuve l’autrice. Ce sont des principes forts sur lesquels reposent toute biographie. Dans une interview donnée à Télérama et parue en février 2026, Gisèle Pélicot déclare que la première rencontre avec Judith Perrignon a été déterminante. Quant à l’autrice, elle dit : « Écrire « je » pour Gisèle, c’était simple, parce que je la comprends et je l’aime beaucoup. » Je terminerai par une phrase de cette même autrice : « Quand on écrit pour et avec quelqu’un, c’est un peu la vie à l’envers : on ne se connait pas, mais on se dit tout. »

