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Lire sur le web, une expérience qui rend « intelligent »

Lire sur le web, est une expérience parfois périlleuse et toujours bien différente de la lecture linéaire d’un ouvrage papier.

En ce qui me concerne,  je suis distraite par un flux d’informations continu, des bannières de publicité, des liens hypertextes, des alertes courriels… Je risque sans cesse de me perdre, j’ouvre des fenêtres, je cherche des informations annexes… Ma lecture est bien plus lente que dans un livre, et je finis parfois par oublier ce que je suis venue chercher !

Lors de la lecture, une activité cérébrale déjà intense est engagée, les régions qui contrôlent le langage, la mémoire et les capacités visuelles sont sollicitées. Pourtant, lorsqu’on lit sur internet, le cerveau est encore plus actif : de nouvelles zones, responsables de la prise de décision et capables de raisonnements complexes, sont activées.

Une étude sur le sujet a été menée à l’UCLA en 2018. L’équipe a travaillé avec 24 volontaires, âgés de 55 à 76 ans, au niveau d’étude équivalent. La moitié des participants était habituée aux recherches sur le web, tandis que l’autre moitié n’utilisait jamais internet.

Les participants ont dû lire et effectuer des recherches sur le web tout en subissant une imagerie par résonance magnétique (IRMf). Il s’agit d’un examen qui évalue l’intensité des réponses des zones du cerveau en mesurant le niveau de la circulation sanguine cérébrale au cours de tâches cognitives.

L’expérience a révélé une différence majeure entre deux groupes.

Le groupe adepte du web a montré une activité intense du cerveau dans les domaines frontal, temporal et cingulaire chargés de la prise de décision et du raisonnement complexe.

L’autre groupe, habitué à la lecture traditionnelle, a adopté une lecture plus linéaire et cette activité exceptionnelle n’a pas été enregistrée.

« Notre découverte la plus frappante est que la recherche sur internet engage dans une plus large mesure des circuits neuronaux qui ne sont pas activés lors de la lecture traditionnelle – mais seulement chez ceux ayant une expérience antérieure d’internet », a déclaré le Dr Small directeur du Centre de recherche sur la mémoire et le vieillissement de l’UCLA.

En comparaison d’une lecture « ordinaire », le foisonnement de l’information sur internet exige de nous de nombreuses décisions : ce qu’il faut cliquer, où obtenir des informations plus complètes, revenir ou non sur l’article précédent… Cette activité engage les circuits cognitifs importants dans le cerveau et exige un véritable entrainement.

L’activité de lecture et de recherche sur le Web aide donc à stimuler et améliorer la fonction cérébrale.  [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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